Change your mind

February 2, 2008

Change your mind

Why don’t you ever listen?
It’s you I’m talking to
This time it’s your decision
We’re into something new
I know that I’m sinking
Oh any fool can see
Time that I was thinking
Of no-one else but me

Change your mind
Nothing ever stays the same
Change your mind
No-one ever plays the game game game
Change your mind
Give up what you can’t defend
Change your mind
Think it up and start again ‘gain ‘gain

Why can’t you reconsider
Listen if you care
Take familiar giver
Reject me if you dare
Give me what I’m asking
And save it all for me
Love that’s everlasting
That’s how it’s meant to be

Change your mind
Nothing ever stays the same
Change your mind
No-one ever plays the game game game
Change your mind
Give up what you can’t defend
Change your mind
Think it up and start again ‘gain ‘gain

Change your mind
Nothing ever stays the same
Change your mind
No-one ever plays the game game game
Change your mind
Give up what you can’t defend
Change your mind
Think it up and start again ‘gain ‘gain


Le chant du vice

January 30, 2008

Le chant du vice

[Refrain: 2x]
On a l’pied dans la rue
et l’autre dans la musique
c’est chant du vice
on marque nos régions op
quand on rap ta tête tourne
on veut pas faire du surplace
pendant que la terre tourne

Peut inporte l’endroit ou le moment
faut que j’m'en batte les couilles
a l’impasse de ce putain de pays de merde
je suis q’un mec du rap

[Refrain, 2x]


Mortel

January 30, 2008

Mortel

Y’a cette pervenche qui se fait insulter par le proprio du véhicule
Qu’elle vient tout juste d’aligner, fâché ce dernier la bouscule
Y’a ce mec qui vend sa merde aux gosses en mal de rêve
Et ce gars qui rentre foncdé chez lui à l’heure ou ses rents-pa se lèvent
Y’a cette mère de famille qui s’inquiète pour son fils
Et dès qu’il sort le soir à peur des contraintes de la police
Y’a cet adolescent qui sort de boîte et qui tient même plus debout,
Trop d’alcool dans le sang, y prend le volant et trouve la mort au bout
Y’a cet homme qui hait les nègres, les bicots même les juifs,
On appelle ça un fils de pute y’a pas d’autres adjectifs
Y’a ces riches bourgeois qui s’vouvoient entre frères et soeurs,
Se croyant supérieurs car nous n’avons pas les mêmes valeurs
Y’a cette racli qui présente son p’tit ami à ses rents-pa
Il s’avère que c’est un rabza et à leurs yeux ça ne passe pas
Y’a ce jeune qui rêve de flingues, de tunes, de trucs de dingue
Qui ferais n’importe quoi pour pas passer pour une baltringue
Y’a ce lascar irresponsable et inconscient
Qu’à quelque chose à prouver aux gens et qui purge 10 ans

(Refrain:2x)
Jeteur de pierres
Tout l’mondes sait qu’ton pays est en guerre
Pas d’aides humanitaires vu qu’les colons te volent tes terres
Mais si triste
Toujours la même morale, les mêmes balles, le même mal, la même spirale.

Faut que ça pète ! tu sais que le système nous marche dessus
Nous on baisse pas la tête on est pas prêt de s’avouer vaincus
Des frères béton tous victime de trahison,
T’façon si y aurait pas de balance y aurait personne en prison
La délinquance augmente même les plus jeunes s’y mettent
Pèttent des bus parlent de braquage et à l’école ils raquettent
Des rondes de flics toujours là pour nous pourrir la vie
Attendent de te serrer tout seul et de font voir du pays
Emeut qui explose ça commence par interpellation
Suivie de coups de batons et ça se finit par incarseration
T’façon on se démerde, mec ici on survie,
Fume des substances nocives pour apeser les ennuis
La galère n’arrange rien au contraire elle empire les choses
Si certains prennent des doses c’est pour penser à autre chose
Les frères sont armés jusqu’aux dents, tous prêts à faire la guerre
Ca va du gun jusu’au fusil à pompe, pit bull et rotweiller
A quoi ça mène, embrouille de cité, on se tape dessus
Mais tu te mets à chialer lorsque ton pote se fait tirer dessus
Encore un bico ou un négro, les babylons sont fièrs,
Ca les arrangent ce coup là y aura pas besoin de bavure policière
Frère je lance un appel, on est là pour tous niquer
Leur laisser des traces et des sequelles avant de crever.

S’établir dans une contrer, en devenir résidant,
Se l’approprier, y expulser ces habitants,
Misérable gens soumis par droit de conquête et placer sous dépendance politique du conquérant,
Quêtes dominatrice à la recherche d’un Etat,
Voilà le résultat d’une puissance colonisatrice,
Aider d’l'occident, ils ont tués et chassés ses justifie ces terres sacré par présence d’antécédent,
Qui parle d’occupation, Parle de résistance,
Qui parle de colonisation, Parle forcement d’indépendance (danse),
Entre 2 feux,
Danse dans une salle ou danse entre les balles pour esquivé un couvre feux,
Des animaux cour dans les champs,
Des hommes sont libre,
Des animaux sont dans des cages et des hommes sont dans des camps,
Vivre comme on l’entend, clôturer dans un enclot,
Liberté par pour l’moment , Oslo est tomber à l’eau,
Sanglot, cette vie fait reup,
J’écrit et j’cri juste le combat d’un peuple qui s’bat pour sa patrie,
L’Amérique s’est battu pour avoir son indépendance,
Les résistant face aux allemands pour pouvoir libérer la France,
Tunisien et Algérien eux même ont en fait autant,
Donc les Palestiniens veulent un Etat au Proche-Orient,
Et c’est ça l’blème,
Toi tu parle de fanatisme et l’conflit ne résume pas qu’à d’l'antisémitisme,
Laxiste, le monde laisse faire et s’défile pendant qu’tu tue des civils et les appels terroristes,
On fait mine d’être concerner mais dans l’fond on s’en fou,
Regarde sans être d’outrer tant qu’sa n’arrive pas à nous.

(Refrain,3x)


Tonton du bled

January 30, 2008

Tonton du bled

504 Break chargé, allez montez les neveux
   Juste un instant que je mette sur le toit la grosse malle bleue
   Nombreux comme une équipe de foot, voiture à ras du sol
   On est le derniers locataires qui décollent
   Le plein de gasoil et d’gazouz pour pas flancher
   Bilel va pisser le temps qu’j'fasse mon p’tit marché
   Direction l’port, deux jours le pied sur l’plancher
   Jusqu’à Marseille avec la voiture un peu penchée
   Plus de 24h de bateau, je sais c’est pas un cadeau
   Mais qu’est ce que j’vais kiffer sur la place Guido
   A Béjaïa City du haut de ma montagne
   Ava,nt d’rentrer feudarr, j’fais un p’tit détour par Oran
   Vu qu’à Paris j’ai dévalisé tout Tati
   J’vais rassasier tout le village même les plus petits
   Du tissu et des bijoux pour les jeunes mariés
   Et des jouets en pagaille pour les nouveaux-nés.
   REFRAIN
   J’voulais rester à la cité mon père m’a dit “Lé Lé La”
   Dans c’cas-là j’ramène tous mes amis, “Lé Lé La”
   Alors dans un semaine j’rentre à Vitry, “Lé Lé La”
   J’irais finir mes jours là-bas “Oua Oua Oua”
   J’suis à la plage à Boulémat avec mon zinc et mon derbouka
   Dans la main un verre de sélecto imitation Coca
   Une couche de Zit-Zitoun sur le corps et sur les bras
   Avec mon pote sur un fond de Zahouania
   On parle de tout et de rien, des Nike Air aux visas
   De la traversée du désert au bon couscous de Yéma
   Et mon cousin m’dit: “Karim, t’kiifeut eul zeut la ?”
   Il était tellement bon j’ai jeté mon cirage en ras
   Avec 2, 3 blédards on tape la discussion
   Mahmoud n’peut pas s’empêcher dire que j’suis dans la chanson
   L’un d’eux me dit: “Moi j’t'ai pas vu fi tilivision”
   Et l’autre me demande: “Sara teurlof Michael Jackson”
   Ils m’parlent trop vite et en argot d’blédard
   Je sais ce qu’ils feraient pour une poignée de dianrds counard
   Le soleil se couche et tout l’monde rentre chez soi
   C’est l’heure du repas et d’la teille pour d’autre le chicha
   J’ai passé un bon mois dans cqu’on appelle le tiers-monde
   Et si j’avais assez d’oseille j’ramènerais tout l’monde
   Mais j’peux pas fermer les yeux sur c’qui s’passe vraiment
   J’dédie ce morceau aux disparus, aux enfants et aux mamans
   Et j’suis rentré à la cité en Rrbia
   Content de r’voir mes otos et ma chebba
   Pendant deux semaines j’ai mangé que d’la chorba
   J’irai finir mes jours là-bas Inch’Allah


Au summum

January 30, 2008

Au summum

{Refrain:}
Au summum!
On prend des risques,
Au dessus des lois,
On mise tout.
Si un jour la chance se présente,
On tente tout,
Au maximum,
Jusqu’au bout…

J’te tiens en respect,
C’est moi Rim-K courage, State kopé pour plus de six mois,
Tous furax comme dans snatch,
J’m'enraye chez moi,
Suspect comme l’arrière-salle d’un resto chinois,
Compte sur moi,
Pour représenter nos favelas à nous,
Ici, t’es chez les fous jugés par défaut,
Qui visent le full,
Le brelant trop branleur,
Le carré d’as,
On a du mal à s’disperser dans les foules,
On sort des marrécages d’escalier,
Spliff au bec,
J’entamme le sprint,
J’Donne la réplique aux salopards comme Larry Flint,
J’suis barbare sur ma red skin,
En souplesse comme Jet Lee,
Pose pour la Kabylie, mon jetsky,
Saches que la peur n’apporte rien à l’homme,
Dès l’aube à l’oeuvre,
Profite de chaque minutes pour les frères a l’ombre,
Puise au summum à l’aise,
Comme Schumi en Ferrari,
Sur les circuits,
Avec ce qu’il faut sous le lit,
Insoumis…

{au Refrain}

Dans un coin sombre,
Ca joue aux cartes,
Comme au casino,
(Comme dans Casino)
Sur la table,
Les clés d’un coupé,
D’un pavillon,
On sait c’est qui qui domine,
On sait qui part au boulot,
Avec une mauvaise mine,
En pensant à Deauville,
Qui s’soucie du gouvernement,
Toujours les même qui mentent,
Ou passent un sale moment,
(Clein d’oeil aux garnements)
Qu’ont déja la gouache dès 12-13 ans,
La merde qui leur pend au nez,
Et vivent l’instant présent
(Ok!)
Mais certains ont le mauvais train d’vie,
Se sont trompés de wagon,
S’mettent à bosser à la chaîne,
Comme à Saïgon ou Taïwan,
Ca s’ressent,
Comme la Marie-Jeanne,
Si t’es pas d’accord,
Sale con!
(..on aille toujours au summum)
Quand on s’y met,
Au sommet,
Sur l’ciment,
Sur les champs d’cannabis,
Sur tout l’terrain,
Numéro dix,
(Avec le coeur on s’en mêle)
Pour les mecs bourrés d’vices ou les novices.

{au Refrain}

Jusqu’au bout
Jusqu’au bout
On mise tout,
On mise tout,
On mise tout,
Au summum,
Au summum…

Au summum,
Dans nos quartiers à hauts riques actifs,
Comme la balistique dans notre ville,
(J’raconte qu’les faits j’suis )
Comme un pit sans museliere,
On s’voit mal finir notre carrière,
Comme Jordan a 40 piges,
(Spéciale haute voltige 113)
C’est comme tes deux doigts dans la prise,
Ou tes deux pieds dans la crise au summum,
Le ghetto est la cerise,
Comme une arme bien huillée,
Avec du charisme on prend le blé où il est…

{au Refrain}


Au summum

January 30, 2008

Au summum

{Refrain:}
Au summum!
On prend des risques,
Au dessus des lois,
On mise tout.
Si un jour la chance se présente,
On tente tout,
Au maximum,
Jusqu’au bout…

J’te tiens en respect,
C’est moi Rim-K courage, State kopé pour plus de six mois,
Tous furax comme dans snatch,
J’m'enraye chez moi,
Suspect comme l’arrière-salle d’un resto chinois,
Compte sur moi,
Pour représenter nos favelas à nous,
Ici, t’es chez les fous jugés par défaut,
Qui visent le full,
Le brelant trop branleur,
Le carré d’as,
On a du mal à s’disperser dans les foules,
On sort des marrécages d’escalier,
Spliff au bec,
J’entamme le sprint,
J’Donne la réplique aux salopards comme Larry Flint,
J’suis barbare sur ma red skin,
En souplesse comme Jet Lee,
Pose pour la Kabylie, mon jetsky,
Saches que la peur n’apporte rien à l’homme,
Dès l’aube à l’oeuvre,
Profite de chaque minutes pour les frères a l’ombre,
Puise au summum à l’aise,
Comme Schumi en Ferrari,
Sur les circuits,
Avec ce qu’il faut sous le lit,
Insoumis…

{au Refrain}

Dans un coin sombre,
Ca joue aux cartes,
Comme au casino,
(Comme dans Casino)
Sur la table,
Les clés d’un coupé,
D’un pavillon,
On sait c’est qui qui domine,
On sait qui part au boulot,
Avec une mauvaise mine,
En pensant à Deauville,
Qui s’soucie du gouvernement,
Toujours les même qui mentent,
Ou passent un sale moment,
(Clein d’oeil aux garnements)
Qu’ont déja la gouache dès 12-13 ans,
La merde qui leur pend au nez,
Et vivent l’instant présent
(Ok!)
Mais certains ont le mauvais train d’vie,
Se sont trompés de wagon,
S’mettent à bosser à la chaîne,
Comme à Saïgon ou Taïwan,
Ca s’ressent,
Comme la Marie-Jeanne,
Si t’es pas d’accord,
Sale con!
(..on aille toujours au summum)
Quand on s’y met,
Au sommet,
Sur l’ciment,
Sur les champs d’cannabis,
Sur tout l’terrain,
Numéro dix,
(Avec le coeur on s’en mêle)
Pour les mecs bourrés d’vices ou les novices.

{au Refrain}

Jusqu’au bout
Jusqu’au bout
On mise tout,
On mise tout,
On mise tout,
Au summum,
Au summum…

Au summum,
Dans nos quartiers à hauts riques actifs,
Comme la balistique dans notre ville,
(J’raconte qu’les faits j’suis )
Comme un pit sans museliere,
On s’voit mal finir notre carrière,
Comme Jordan a 40 piges,
(Spéciale haute voltige 113)
C’est comme tes deux doigts dans la prise,
Ou tes deux pieds dans la crise au summum,
Le ghetto est la cerise,
Comme une arme bien huillée,
Avec du charisme on prend le blé où il est…

{au Refrain}


1001 Nuits

January 30, 2008

1001 Nuits

Hier encore j’ai mal dormi
J’ai cru entendre du bruit
Le lendemain j’ai appris que les keufs avaient fait une sauterie
Fruit de l’opération : un homme mort dans son lit
Cela fait déjà une semaine si on en croit l’autopsie
Ca fait maintenant 1001 nuits que j’ai le sommeil léger
Je n’ai fermé qu’un oeil, les sirènes m’ont réveillé
J’ai vu des gyrophares bleus fuser dans toute la ville
A la poursuite de voitures aux mains des conducteurs habiles
Mes voisins d’en face j’les ai jamais sentis
Car du soir au matin j’entendais des cris
C’était le mari qui tabassait sa femme et ses enfants
Mais le jour de son jugement on lui a dit t’es innocent
2, 3 mecs dans mon quartier sont partis s’amuser en boite
Et pour pas finir dans la boite, armés jusqu’au cou ils débarquent
Ca s’éclate un max tout le monde est pété au whiskas
En 10 secondes ça tourne en coups de bouteilles et en coup de chlas
J’suis choqué quand j’vois dormir des SDF dehors allongés par terre
J’ai l’impression qu’ils sont morts
Perdus dans leurs cauchemars entre la vie et la mort
C’est à la morgue que cet hiver on retrouvera leur corps
Ca fait à peine 5 minutes qu’un détenu est libérable
Les murs l’ont rendu instable j’crois qu’il a pété un câble
La nuit est à sa merci y’a rien de bon dans son regard
Le lendemain très tôt, retour a la case départ
Pour un oui pour un non ça prend comme un feu de paille
Tout d’un coup tu entends comme un train qui déraille
Gare à ce moment là, que les coeurs soient de taille
J’marche à un mètre du sol et j’suis super fly
Pour un oui pour un non ça prend comme un feu de paille
Tout d’un coup tu entends comme un train qui déraille
Gare à ce moment là, que les coeurs soient de taille
J’marche à un mètre du sol et j’suis super fly
A notre instar dans l’ghetto c’est l’abattoir
Vaut mieux ê’tre vigilant et vif sur tous trottoirs
Les espoirs sont minces, tu connais l’histoire
Fais gaffe à toi ce soir on t’attend dans ton couloir
Perdu dans une soirée, j’suis même pas invité
Y’avait que des crânes rasés avec des blousons de l’armée
Dans leurs levis serrés, au cou la croix gammée
Apparemment des skins décidés et affamés
Plus le temps passe passe plus il fait sombre sombre
Plus les nuits tombent tombent
Plus de frères à l’ombre l’ombre
La nuit c’est le bordel, parfois c’est mortel
Demande aux keufs qu’ils se prennent des explosifs comme cocktail
Apres une demi heure de marche, on s’égare dans une impasse
Un chat noir qui passe, synonyme de poisse
Faut pas qu’on reste sur place, y’a comme une odeur de chiasse
Mon pote t’étais pas loin du compte, y’a les keufs face à face
Pour un oui pour un non ça prend comme un feu de paille
Tout d’un coup tu entends comme un train qui déraille
Gare à ce moment là, que les coeurs soient de taille
J’marche à un mètre du sol et j’suis super fly
Pour un oui pour un non ça prend comme un feu de paille
Tout d’un coup tu entends comme un train qui déraille
Gare à ce moment là, que les coeurs soient de taille
J’marche à un mètre du sol et j’suis super fly


1001 Nuits

January 30, 2008

1001 Nuits

Hier encore j’ai mal dormi
J’ai cru entendre du bruit
Le lendemain j’ai appris que les keufs avaient fait une sauterie
Fruit de l’opération : un homme mort dans son lit
Cela fait déjà une semaine si on en croit l’autopsie
Ca fait maintenant 1001 nuits que j’ai le sommeil léger
Je n’ai fermé qu’un oeil, les sirènes m’ont réveillé
J’ai vu des gyrophares bleus fuser dans toute la ville
A la poursuite de voitures aux mains des conducteurs habiles
Mes voisins d’en face j’les ai jamais sentis
Car du soir au matin j’entendais des cris
C’était le mari qui tabassait sa femme et ses enfants
Mais le jour de son jugement on lui a dit t’es innocent
2, 3 mecs dans mon quartier sont partis s’amuser en boite
Et pour pas finir dans la boite, armés jusqu’au cou ils débarquent
Ca s’éclate un max tout le monde est pété au whiskas
En 10 secondes ça tourne en coups de bouteilles et en coup de chlas
J’suis choqué quand j’vois dormir des SDF dehors allongés par terre
J’ai l’impression qu’ils sont morts
Perdus dans leurs cauchemars entre la vie et la mort
C’est à la morgue que cet hiver on retrouvera leur corps
Ca fait à peine 5 minutes qu’un détenu est libérable
Les murs l’ont rendu instable j’crois qu’il a pété un câble
La nuit est à sa merci y’a rien de bon dans son regard
Le lendemain très tôt, retour a la case départ
Pour un oui pour un non ça prend comme un feu de paille
Tout d’un coup tu entends comme un train qui déraille
Gare à ce moment là, que les coeurs soient de taille
J’marche à un mètre du sol et j’suis super fly
Pour un oui pour un non ça prend comme un feu de paille
Tout d’un coup tu entends comme un train qui déraille
Gare à ce moment là, que les coeurs soient de taille
J’marche à un mètre du sol et j’suis super fly
A notre instar dans l’ghetto c’est l’abattoir
Vaut mieux ê’tre vigilant et vif sur tous trottoirs
Les espoirs sont minces, tu connais l’histoire
Fais gaffe à toi ce soir on t’attend dans ton couloir
Perdu dans une soirée, j’suis même pas invité
Y’avait que des crânes rasés avec des blousons de l’armée
Dans leurs levis serrés, au cou la croix gammée
Apparemment des skins décidés et affamés
Plus le temps passe passe plus il fait sombre sombre
Plus les nuits tombent tombent
Plus de frères à l’ombre l’ombre
La nuit c’est le bordel, parfois c’est mortel
Demande aux keufs qu’ils se prennent des explosifs comme cocktail
Apres une demi heure de marche, on s’égare dans une impasse
Un chat noir qui passe, synonyme de poisse
Faut pas qu’on reste sur place, y’a comme une odeur de chiasse
Mon pote t’étais pas loin du compte, y’a les keufs face à face
Pour un oui pour un non ça prend comme un feu de paille
Tout d’un coup tu entends comme un train qui déraille
Gare à ce moment là, que les coeurs soient de taille
J’marche à un mètre du sol et j’suis super fly
Pour un oui pour un non ça prend comme un feu de paille
Tout d’un coup tu entends comme un train qui déraille
Gare à ce moment là, que les coeurs soient de taille
J’marche à un mètre du sol et j’suis super fly


10 Eme bougie

January 30, 2008

10 Eme bougie

(Refrain)
Ne me parle pas d’ghetto j’ai les pieds dedans
Risques et périls des crapuleux plein la mairie
AP, il connait ça
Un mec sur deux a les dents jaunes spliff
Territoire occupé sans permission
AP, il comprend pas
J’gratte le papier de l’aube jusqu’au clair de lune d’une pleine lune à l’autre
AP s’contente de ça

Dans l’rap j’souffle ma 10ème bougie
Et c’est c’truc que j’aime qui alimente ma vie
On a volé la vedette des braqueurs en série
Des trafiquants d’shit qui s’font livrer par Féry
Me parle pas d’ghetto j’ai les pieds dedans
Dehors ou dedans pour nous c’est la même comme dit Kery,
Dedans on rêve d’être dehors, dehors on veut nous foutre dedans,
C’est la merde risques et périls des crapuleux plein la mairie,
Un mec sur deux à les dents jaune spliff
C’territoire occupé sans permission sans permis,
En direct de mon hall d’ma cellule j’grate le papier de l’aube
Jusqu’au clair de lune d’une pleine lune à l’autre dans mon batiment gris,
La lumière d’ma chambre la seule lueur en pleine nuit
Parmi les keufs qui rodent dans tout ça y’a l’rap
J’fait mon truc tranquille j’sui comme un semi remorque
J’réalimente la ville dans les journées les plus obscures
On est là les fesses posées sur l’béton, AP il connait ça
J’raconte des blagues d’avant
Des freestyles racailles que personne n’a oublié
Toutes ces radios qu’on a pillé quitte à s’griller
Mon métier commettre des crimes dans des rimes
J’suis couvert de taches de sangs non j’te couvre de taches de son

(Refrain)

En 504 sur France 2 et sans respect c’est du 113 tout craché
On la fait j’me rappelle c’petit concert ghetto
Sous un chapiteau avec OGB et Karlito
On etait 10 20 30 dans l’car
On fumait quand on partait en tournée dans chaque ville
Ou on passait ça faisait chaud au coeur
Comme c’concert à Oran ou au Antilles
Comment oublier j’ai jamais l’blues grâce aux lettres des fans
J’vous ai pas oublié depuis l’11 mars j’ai rallumé la flamme
En direct de mon hall ma cellule où j’vous tiens
En quelques mètres carrés et pour certains c’est devenu un domicile
Quand on a commencé l’rap y avait peu d’issues
Mais tout ça a bien changer maintenant y’a trop d’excès
J’ai décidé de faire de l’argent propre avec la gamberge d’avant
Dis, dans le rap, je souffle ma 10eme bougie.

(Refrain 2x)


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